Pédagogies nouvelles

Posté le 15/03/2017

Ça fait près de 140 ans que l'on dénonce «l’inhumanisme» du système scolaire. Complètement déconnectés de l’évolution cognitive naturelle des enfants, les enseignants sont formés pour modeler leurs élèves afin qu’ils correspondent au moule précis que le Ministère a bien défini. Et pour les plus coriaces, il y aura toujours la médication (mais ça, c'est un autre sujet!).

Voici la petite histoire de quelques pédagogues qui ont osé aller à contrecourant pour le bien des enfants. C’est quand même navrant de constater qu’il y a eu très peu d’évolution depuis. Dans le monde de l’éducation, la contagion au gros bon sens se fait très très lentement…

ÉDUCATION NOUVELLE 1880

En Europe, la pédagogie de projet est apparue vers la fin du XIXe siècle avec l'arrivée de «l'Éducation Nouvelle». Ce mouvement propose une pédagogie active qui favorise les interactions avec l'environnement où les élèves sont invités à devenir activement responsables de leurs apprentissages et de leur réussite en construisant leurs savoirs au travers de situations réelles. L'éducation nouvelle attache une importance au développement global de l’être et du respect de l’enfant ainsi qu’à l'apprentissage de la vie sociale.

Les différents pédagogues de ce mouvement expriment de diverses manières cette nécessité de favoriser l'expérience personnelle : pour John Dewey, on apprend en faisant (« Learning by doing »), Freinet, lui, fait écho en parlant de tâtonnement expérimentalDecroly estime qu'il faut partir des centres d'intérêts de l’enfant.

Dans l'ensemble, ces précurseurs s'entendent sur le fait que la pédagogie de projet augmente la motivation des élèves face aux apprentissages. Cela implique que les élèves doivent vivre des situations concrètes et authentiques afin de rendre leurs apprentissages significatifs. Ils doivent mobiliser des savoirs, manipuler, réfléchir, résoudre des problèmes, mener à terme des projets, bref être dans l'action

Au Québec, la pédagogie de projet est apparue vers les années 1960 par la création des deux premières écoles dites « nouvelles » en 1955 et 1969. Fondée en 1974 par Charles Caouette, l’école Jonathan est la première école alternative publique québécoise.

Ce n'est que dans les années 1990 que ce type de pédagogie connait un certain essor dans le discours pédagogique des enseignants du Québec, surtout avec l'arrivée de la Réforme dans les années 2000.

Mais ce changement avance à petits pas, trop petits à mon avis. Les jeunes décrochent de ce système qui ne fait aucun sens et qui ne les outille pas pour devenir les créateurs de leurs vies et du Monde de demain.